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10/01/2019

Objets connectés de santé : les dispositifs médicaux

Les "dispositifs médicaux connectés" enregistrent des données biologiques dans le cadre du suivi d’une maladie chronique afin de prévenir les éventuelles complications (par exemple le suivi de la pression artérielle). Ils sont différents des objets connectés de bien-être et de loisirs qui proposent un suivi de l’activité physique, du poids, du sommeil... et sont des outils de motivation ou de suivi des habitudes de vie.

Les dispositifs médicaux connectés sont plus techniques et exigent souvent l’achat d’un matériel particulier.

Qu’appelle-t-on "dispositifs médicaux" ?

Pour être qualifiés de "dispositifs médicaux", les dispositifs connectés doivent répondre à des contraintes réglementaires fixées par la Commission européenne et l’Agence nationale pour la sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Ils doivent posséder une finalité médicale déclarée et porter le marquage CE qui implique des critères de qualité européens.

C’est par exemple le cas des stimulateurs cardiaques et des défibrillateurs qui surveillent l’activité du cœur et transmettent les données en direct au cardiologue, avec activation automatique d’une alarme en cas d’anomalies potentiellement dangereuses.

Pour être remboursés, ces dispositifs médicaux connectés doivent apporter un service médical ou une amélioration suffisante d’un service médical, qualités qui sont évaluées par une commission spécialisée de la Haute autorité de santé (HAS).

L’achat ce de type de dispositif médical connecté doit impérativement se faire en lien et avec les conseils de son médecin traitant.

Maladies chroniques : avec un suivi médical

Les dispositifs connectés sont destinés aux patients atteints de maladie chronique, en particulier ceux qui ont déjà un certain recul en termes de gestion de leur maladie. Le diabète et l’asthme, deux maladies chroniques pour lesquelles les patients ont l’habitude de pratiquer un suivi personnel précis et rapproché, ont été les premières concernées par ces dispositifs.

Des études cliniques ont montré l’intérêt des dispositifs connectés dans la prise en charge du diabète (automesure de la glycémie), de l’obésité (suivi du poids et conseils alimentaires) et des maladies cardiovasculaires (automesure de la tension artérielle, par exemple). De plus, dans le cadre de la chimiothérapie anticancéreuse, des applications mobiles renseignées par le patient ont fait leurs preuves pour aider les professionnels à repérer précocement les effets indésirables graves pour pouvoir les prévenir.

Ils sont plus efficaces lorsqu’ils sont accompagnés par des professionnels de santé pour apprendre aux patients à s’en servir, pour tirer les leçons des données accumulées ou pour mettre en place des séances d’éducation thérapeutique adaptées aux besoins de chaque patient. À ce jour, la prise en charge par l’Assurance maladie est limitée à certaines expérimentations. Celles-ci ont pour objet de tester des nouveaux modèles de prise en charge et d’évaluer le bénéfice santé de ces dispositifs.

Dans le futur, ils concerneront un grand nombre de maladies chroniques où le suivi peut être amélioré par la collecte automatique et fréquente de données biologiques.

 

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Pour aller plus loin, téléchargez notre dépliant "Santé et objets connectés" dans notre catalogue.

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