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25/06/2018

Conduire sous stupéfiants : danger sur les routes !

Conduire exige de bonnes capacités de perception, d'analyse, de mouvement et de réaction. Or, la conduite sous stupéfiants altère les aptitudes du conducteur. Zoom sur les dangers de la drogue au volant.

L’impact des stupéfiants sur la conduite

Cannabis, ecstasy, cocaïne… Toute drogue présente un réel danger pour le conducteur et les autres usagers de la route. Leur consommation modifie profondément le comportement du conducteur avec des conséquences souvent dramatiques.

En 2015, la présence de drogues a été détectée dans 25% des accidents mortels, juste derrière l’alcool impliqué dans 30% des tués sur la route.

Les effet du cannabis se cumulent avec ceux de l’alcool

La conduite sous cannabis multiplie par 2 le danger d’un accident mortel. Mais si le conducteur est à la fois positif au cannabis et à l’alcool, le risque d’être responsable d’un accident mortel est multiplié par 14.

Altérant les capacités visuelles, auditives et de coordination, le cannabis allonge aussi le temps de réaction du conducteur. Par ailleurs, sa capacité de contrôle d’une trajectoire et sa réponse en situation d’urgence sont affaiblies.

Autres drogues couramment dépistées chez les conducteurs, la cocaïne ou l’ecstasy placent le conducteur en état d’euphorie et d’éveil temporaire. Cet état s’accompagne très souvent d’un sentiment de confiance et de contrôle de soi. La conduite sous ces stupéfiants est plus agressive et augmente la prise de risques, à l’origine d’erreurs d’attention ou de jugement.

Drogues au volant, une infraction punie par le Code de la route

Conduite sous stupéfiants : dépistage

La police ou la gendarmerie réalisent systématiquement des dépistages pour déceler la prise de substances stupéfiantes chez tout conducteur responsable :

  • d’un accident corporel : s’il existe au moins une raison plausible de soupçonner que la personne impliquée a conduit sous l’effet de produits stupéfiants ;
  • d’un homicide involontaire.

En cas de conduite sous stupéfiants, le conducteur est sanctionné d’un retrait de 6 points sur son permis de conduire, d’une peine d’emprisonnement jusqu’à 2 ans et 4 500€ d’amende. Et ce, quel que soit le taux de substances stupéfiantes détecté chez le conducteur.

Ces sanctions sont aggravées si le conducteur dépasse aussi le taux d’alcoolémie autorisé, à savoir plus de 0,5g/l dans le sang ou plus de 0,2g/l chez les titulaires d’un permis probatoire. La peine de prison est étendue jusqu’à 3 ans et l’amende est doublée, à 9 000€.

Enfin, sur décision du tribunal, des peines complémentaires peuvent être appliquées : stage de sensibilisation, suspension du permis de conduire pour une durée de 3 ans maximum, annulation du permis avec interdiction d’en demander un nouveau pendant 3 ans, ...

Conduite sous stupéfiants au Royaume-Uni : quelles sanctions ?

Contrairement à la France, le Royaume-Uni applique les mêmes sanctions pour conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants. Depuis 2015, le gouvernement britannique a renforcé les dépistages anti-stupéfiants au volant, en équipant ses forces de l’ordre de tests salivaires et en élargissant la liste des substances soumises à dépistage (substances parfois présentes dans certains médicaments).

Aujourd’hui, tout conducteur contrôlé positif encourt une interdiction de conduire de 12 mois minimum et une inscription au casier judiciaire, ainsi qu’une amende d’au moins £5,000 et/ou 6 mois de prison.

Santé et conduite : consulter les professionnels de santé

En plus de la consommation d’alcool et de drogues, d’autres facteurs altèrent la conduite, comme certains handicaps, affections médicales ou encore médicaments.

En effet, certains médicaments sont incompatibles avec la conduite. Des pictogrammes d’avertissement sont présents sur la boîte des médicaments potentiellement dangereux pour la conduite. Trois niveaux de risques ont été définis :

 

niveauprudence.png

niveau prudence médicaments

 

En cas de traitement médical, il est donc essentiel de consulter les boîtes de médicaments prescrits. La prise de médicaments n’est pas un risque anodin sur les routes : 1 accidenté de la route sur 10 a ingéré un médicament à risque pour la conduite. C’est pourquoi médecins et pharmaciens sont en première ligne pour sensibiliser le public et fournir des conseils adaptés lors de prescriptions et de délivrances de médicaments.

Pour les aider dans leurs missions de sensibilisation, la Sécurité routière et le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens mettent à disposition des professionnels de santé des outils, comme par exemple des affiches ou des brochures (disponibles sur le site du Cespharm et le site de la Sécurité routière).

L’objectif : alerter les usagers de la route sur les facteurs altérant leur capacité de conduite et les inciter au dialogue préventif avec des professionnels de santé en cas de doute.

 

Aller plus loin :

La conduite sous stupéfiants à deux-roues motorisé : en savoir plus grâce à notre site conduire-scooter-moto.fr

Sources

ONISR

Sécurité routière – Bilan 2015

Sécurité routière – Le saviez-vous ?

Agir

Au moins 5 millions de Français boivent trop, et 2 millions ne peuvent pas s’en passer dans des conditions précises, comme lors d’une sortie entre amis. Si l’alcool est responsable de nombreux accidents graves, voire mortels, sur la route, il a aussi de lourds impacts sur votre santé.
Evaluez votre consommation d’alcool grâce au questionnaire FACE (Formule pour Approcher la Consommation d’alcool par Entretien).

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