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17/05/2013

Réagir rapidement en cas d’accident vasculaire cérébral

Avec 155 000 nouveaux cas par an en France, troisième cause de mortalité (mais première chez la femme), deuxième cause de démence et première cause de handicap acquis de l'adulte, l’accident vasculaire cérébral (AVC) est un problème majeur de santé publique. En cas de symptômes d’AVC, chaque minute compte pour protéger le cerveau.

Qu’est-ce qu’un accident vasculaire cérébral ?

Un AVC survient lorsque la circulation sanguine d’une région du cerveau est interrompue par :

  • un caillot sanguin qui bouche un vaisseau (AVC ischémique ou infarctus cérébral),
  • l’éclatement d’un vaisseau sanguin qui provoque une hémorragie (AVC hémorragique ou hématome).

Les cellules de la zone du cerveau touchée ne reçoivent plus l’oxygène et les nutriments dont elles ont besoin pour fonctionner normalement. Certaines sont endommagées, d’autres meurent.

Qu’est-ce qu’un AIT ?
L'accident ischémique transitoire (AIT) est une forme légère d'AVC causée par l'interruption temporaire du débit sanguin dans une partie du cerveau. Dans le cas d'un AIT, les symptômes durent moins d'une heure. L'AIT est un peu plus fréquent chez les hommes que chez les femmes. Le risque de survenue d'un AVC à la suite d'un AIT est élevé (jusqu'à 10 % des cas dans la semaine qui suit l'AIT). De ce fait, comme l'AVC, l'AIT est une urgence médicale.

L’AVC en chiffres

On estime que 15 % des AVC surviennent chez les moins de 50 ans, 25 % chez les moins de 65 ans et, selon les données de l’Institut de veille sanitaire, le nombre d’AVC de l’enfant (moins de 18 ans) est proche de 500 nouveaux cas chaque année.

En France, 800 000 personnes ont eu un AVC et plus de 500 000 en gardent des handicaps. Chaque année, 62 000 personnes meurent d’un AVC.

Quelles sont les facteurs de risque des AVC ?

Certains facteurs favorisent, à un degré divers, la survenue d’AVC.

  • L’hypertension artérielle non contrôlée par les traitements.
  • Le tabac.
  • L’âge.
  • L’hérédité.
  • Les antécédents d’AVC. On estime que 30 % des personnes ayant eu un AVC connaîtront un autre AVC dans les cinq ans.
  • Le diabète non contrôlé par des traitements.
  • L’excès de cholestérol.
  • L’absence d'activité physique régulière.
  • La consommation élevée de boissons alcoolisées.
  • Certaines maladies cardiaques, comme la fibrillation auriculaire.

Quels sont les symptômes de l’AVC ?

Les symptômes de l’AVC se manifestent subitement et ne précèdent l’accident que de quelques minutes ou de quelques heures.
Il est important de connaître les principaux signes d’un AVC (et d'un AIT) pour bénéficier rapidement d’un traitement :

  • apparition soudaine d'une difficulté à s'exprimer ou à comprendre les autres ;
  • paralysie ou engourdissement soudain d’un côté du visage, d’un bras ou d’une jambe (hémiplégie) ;
  • perte soudaine de la vue (souvent dans un seul œil) ou vision dédoublée ;
  • perte de l’équilibre ou de la coordination des mouvements ;
  • mal de tête soudain et violent, sans cause apparente.

L'intensité des symptômes observés lors d'un AVC ne permet pas de prévoir l'intensité d'éventuelles séquelles.

Que faire en cas de symptômes évoquant un AVC ou un AIT ?

Lorsqu'une personne présente des symptômes qui suggèrent un AIT ou un AVC, il faut immédiatement appeler le Samu (15, 112) qui orientera vers la structure adaptée. Il est recommandé de ne pas attendre son médecin, ni de se rendre aux urgences, ce qui risquerait d'entraîner une perte de temps au cas où l'administration d'un traitement visant à dissoudre le caillot serait possible.

Peut-on prévenir les AVC ?

La prévention des AVC et de leur rechute consiste à appliquer les règles qui visent à prévenir l’hypertension artérielle et l’excès de cholestérol dans le sang : alimentation équilibrée, maintien d’une activité physique régulière, arrêt du tabac et réduction de la consommation de boissons alcoolisées. Les personnes souffrant d’hypertension artérielle, d’excès de cholestérol, de diabète ou de troubles cardiaques doivent veiller à prendre leurs traitements au rythme et à la dose prescrits par leur médecin.

Agir

Chaque année, 10 000 vies pourraient être épargnées si 20% de la population française connaissaient les gestes de premiers secours. La Fédération nationale des sapeurs-pompiers, la Croix-Rouge française et la Protection Civile, entre autres, proposent des formations aux gestes de premiers secours sur l’ensemble du territoire français.

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