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18/07/2017

L’aviron et le canoë, pour être en forme en s’amusant

En vacances, pourquoi ne pas essayer l’aviron ou le canoë ? De nombreux plans d’eau et rivières proposent des activités de ce type qui sont une excellente opportunité de faire de l’exercice en s’amusant dans un cadre agréable. Si l’aviron est un sport assez technique qui demande un véritable apprentissage, le canoë est plus ludique et permet de se dépenser même en l’absence de gestes techniques irréprochables.

L’aviron, sport complet et technique

L'aviron développe l'endurance, la coordination et la force. C’est, avec la natation, l’un des sports les plus complets : de très nombreux muscles sont sollicités, dans un mouvement contrôlé et régulier. La pratique de l’aviron doit être apprise en club. L’entraîneur transmet à ses élèves les bonnes positions et la bonne technique gestuelle, qui sont une garantie contre les problèmes de tendons.

Le canoë, un sport d’endurance caché dans un moment de détente

L’apprentissage du canoë, moins exigeant physiquement, peut se faire lors d’une première randonnée ou sur un plan d’eau, de manière ludique. Il fait essentiellement travailler le haut du corps et les abdominaux, mais il reste un sport d’endurance : gare aux courbatures en cas de pratique irrégulière !

Les points vulnérables en aviron et en canoë

Dans ces deux sports, les muscles peuvent être sujets à des déchirures, dont la plus grave est celle d’un muscle du dos. Elle peut survenir du fait d’une mauvaise position ou d’un effort exceptionnel pour se sortir d’une situation difficile (en canoë). Comme dans tous les autres sports, les problèmes musculaires sont à craindre si l’échauffement n’a pas été respecté ou correctement pratiqué.

De plus, il faut parvenir, notamment grâce à l’entraînement et à la musculation, à assurer un « verrouillage lombaire », c’est-à-dire une position qui permet de ne pas forcer sur le bas du dos au-delà de ses limites.

Prévenir les petits soucis de santé en aviron et en canoë

  • L’échauffement doit être long et efficace. Des étirements mettront en condition les muscles et les tendons. À la fin de la pratique, la récupération active (des exercices doux), ainsi que des étirements, permettront un retour progressif au repos.
  • Gare au soleil, d’autant qu’il se réverbère sur l’eau. Prévoyez lunettes, chapeau, et crèmes protectrices, ainsi que des vêtements pour les pauses lors de randonnées.
  • La musculation et la préparation à l’endurance complètent l’entraînement du rameur. Lorsque le temps ou la saison ne permettent pas une pratique à l’extérieur, il est possible de se préparer en pratiquant des activités en salle : musculation, ergomètre ("rameur"), tapis de course, vélo stationnaire, etc.
  • La salubrité des cours d’eau et des lacs sur lesquels se déroulent les entraînements et les randonnées n’est pas toujours satisfaisante. Mieux vaut avoir ses vaccinations à jour (tétanos et poliomyélite, datant de moins de 20 ans).
  • Avant de sortir, renseignez-vous sur la météo et les conditions de navigation (niveau de la rivière, passages infranchissables, travaux, crues dangereuses, etc.).

Sources

Fédération française des sociétés d’aviron 

Fédération française de canoë-kayak 

« Médicosport Santé », Comité national olympique et sportif français, 2015 

Agir
  • Les enfants peuvent pratiquer l'aviron assez tôt. Mais ils doivent cependant éviter de faire trop de compétition avant 13 ou 14 ans.
  • Si vous ramez plusieurs heures, veillez à vous réhydrater et éventuellement à manger des aliments sucrés pour maintenir votre énergie.
  • Attention, il n’est pas rare que les accidents se produisent en portant le bateau et en le mettant à l’eau ! Soyez prudents.

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