Dépister le cancer colorectal
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02/02/2019

Dépister le cancer colorectal

Après 50 ans, nous sommes invités à effectuer, tous les deux ans, un test de recherche de sang dans les selles afin de dépister un éventuel cancer colorectal. En effet, diagnostiqué précocement, ce cancer guérit dans 90 % cas, contre 50 % lorsqu’il est identifié tardivement. Il est donc indispensable d’aller chercher son test de dépistage chez son médecin traitant.

Qu’est-ce que le cancer colorectal ?

Avec une estimation de 45 000 nouveaux cas par an, le cancer colorectal (du gros intestin ou du rectum) est le 3e cancer le plus fréquent et le 2e cancer le plus meurtrier en France, avec environ 17 700 décès par an.

Hygiène de vie et prévention du cancer colorectal

Le surpoids et l’obésité, la consommation de boissons alcoolisées, et l’excès de viandes rouges et de charcuteries, ainsi que le tabac, constituent des facteurs de risque du cancer colorectal.

Parmi les facteurs qui diminuent le risque de cancer du côlon-rectum, il faut retenir l’activité physique, ainsi qu'un bon équilibre alimentaire, l'arrêt du tabac et la lutte contre le surpoids.

ans certaines familles, il existe une prédisposition génétique à la formation de polypes dans l’intestin, et donc à l’apparition de cancer colorectal.

Le dépistage organisé du cancer colorectal

Dépistage organisé et dépistage individuel : quelles différences ?

Le dépistage est dit organisé lorsqu’une campagne d’incitation au dépistage est mise en place par les autorités de santé sur la base de recommandations nationales. Le dépistage organisé s’adresse aux personnes d’une certaine tranche d’âge qui ne présentent pas de risque connu de cancer. Il est gratuit (ainsi que les examens complémentaires éventuellement nécessaires).

En France, trois cancers font l’objet de campagnes de dépistage organisé : le cancer colorectal, celui du sein et celui du col de l’utérus.

Le dépistage est dit individuel quand il repose sur une initiative du médecin ou de son patient ou lorsqu’il est pratiqué pour les personnes qui présentent un risque plus élevé que la moyenne de développer tel ou tel cancer et qui bénéficient, à ce titre, d’un suivi spécifique.

Vous êtes concerné si vous avez entre 50 et 74 ans
Vous recevez tous les deux ans un courrier vous invitant à retirer un test de dépistage du cancer colorectal auprès de votre médecin traitant, à l’occasion d’une consultation. Après avoir vérifié que vous ne présentez pas de facteurs de risque particuliers, il vous remet ce test et vous explique comment l’utiliser.

Un nouveau test de dépistage du cancer colorectal

En 2015, le dépistage organisé du cancer colorectal a franchi une nouvelle étape grâce à la mise à disposition d’un test immunologique plus performant et plus facile à réaliser pour une meilleure détection des cancers et des lésions précancéreuses. Ce test ne nécessite qu’un seul prélèvement de selle. Il est à la fois plus pratique et plus sensible.

En suivant le mode d’emploi détaillé, vous effectuez le prélèvement de selles chez vous et vous l'envoyez à un laboratoire d’analyse agréé. Les résultats du test vous sont adressés, ainsi qu’à votre médecin traitant, dans un délai de quinze jours.

Lorsque le test de dépistage est positif, une coloscopie (examen visuel des parois de l’intestin) est proposée pour vérifier l’origine des traces de sang détectées dans les selles.

Le dépistage individuel du cancer colorectal

Il s’adresse aux personnes qui ont des antécédents personnels ou familiaux de cancer colorectal : si l’un de vos apparentés du premier degré (parent, frère ou sœur, enfant) a souffert d’un cancer colorectal, le test à réaliser sur les selles n’est pas conçu pour vous. Consultez votre médecin traitant pour envisager un dépistage par coloscopie.

La coloscopie est également prescrite aux personnes qui présentent des symptômes évocateurs d’un possible cancer colorectal : une grande fatigue, une perte de poids inexpliquée, la présence de sang dans les selles, des douleurs abdominales, diarrhée ou constipation inhabituelle, doivent être signalés sans attendre au médecin traitant. Pris à temps, le cancer colorectal guérit dans 95 % des cas.

Comment se passe une coloscopie ?

La coloscopie optique est réalisée sous anesthésie générale. Un tube souple appelé endoscope est introduit par l'anus afin d’examiner l’intestin et de mettre en évidence d'éventuelles anomalies du côlon-rectum. Si nécessaire, des biopsies peuvent être réalisées au cours du même acte, voire une ablation des polypes.

Lorsque la coloscopie optique n’est pas possible, il existe aujourd’hui d’autres techniques pour recréer une image en 3D des parois de l’intestin :

  • le coloscanner, appelé également coloscopie virtuelle. Il s’agit d’un examen d’imagerie - un scanner.
  • la gélule contenant une caméra vidéo : avalée, elle prend une succession de photos qui sont transmises à des capteurs placés sur le ventre.
Agir
  • Après 50 ans, un test de dépistage tous les ans. Après 74 ans, votre médecin décidera s’il convient de vous prescrire un dépistage individuel.
  • Attention, si l’un de vos parents proches (père, mère, frère, sœur, enfant) a eu un cancer colorectal, le test sur les selles n’est pas pour vous ! Parlez-en à votre médecin.
  • La coloscopie est un examen sûr et non douloureux. Ne faites pas l’autruche si elle vous est prescrite.

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