Intoxication au monoxyde de carbone
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25/10/2018

Intoxication au monoxyde de carbone : les gestes préventifs !

Chaque hiver, l’intoxication au monoxyde de carbone fait des milliers de victimes. Pourtant, connaître les quelques mesures préventives et les symptômes permet d’éviter cet accident domestique parfois mortel !

Selon les données de surveillance de la saison de chauffe du 1er septembre 2015 au 31 mars 2016, 3 608 personnes ont été exposées à des émanations de monoxyde de carbone, dont 2 134 (contre 2 028 en mars 2015) ont été prises en charge par un service d'urgence hospitalier.

Monoxyde de carbone : un gaz toxique, parfois mortel

Invisible, inodore et indolore, le monoxyde de carbone intoxique chaque hiver 5 000 personnes, dont une centaine mortellement. D’autres victimes d’intoxication grave souffrent parfois de séquelles à vie, comme des migraines chroniques et des maladies neurologiques (trouble de la motricité, paralysie…). Or, près de 9 intoxications au monoxyde sur 10 surviennent dans l’habitat, avec pour premier coupable la chaudière (42% des cas).

C’est pourquoi chaque année il est fortement recommandé de faire vérifier ses installations de chauffage : chaudière, poêle, radiateur, cheminée, convecteur, groupe électrogène, chauffe-eau…

L’accumulation du monoxyde de carbone est en effet favorisée par :

  • Un mauvais entretien ou réglage de ces appareils qui provoque une combustion anormale
  • Une mauvaise ventilation du logement : pièces calfeutrées, sorties d’air bouchées…
  • Une vétusté ou une utilisation détournée de certains appareils

Comment prévenir une intoxication au monoxyde de carbone ?

  • Avant chaque hiver, faire vérifier et entretenir ses installations de chauffage par un professionnel qualifié : chaudière, chauffe-eau, cheminée (ramonage des conduits), poêle…
  • En cas d’arrêts intempestifs d’un appareil muni de dispositifs de sécurité, contacter un professionnel
  • S’assurer auprès d’un expert qualifié de la bonne installation de tout nouvel appareil avant sa mise en service
  • Respecter les consignes d’utilisation des appareils à combustion
  • Ne jamais utiliser les chauffages d’appoint en continu, mais par intermittence uniquement
  • Ne jamais se chauffer avec des appareils non destinés à cet usage : cuisinière, four, brasero…
  • Installer les groupes électrogènes à l’extérieur des bâtiments, et non dans des lieux clos
  • Aérer chaque pièce tous les jours pendant au moins 10 minutes
  • Ne jamais obstruer les entrées d’air et vérifier régulièrement que les bouches d’aération ventilent bien

Équiper son logement d’un détecteur de monoxyde de carbone ?

Des détecteurs permettent de mesurer la concentration de monoxyde dans l’air et déclenchent une alarme sonore avant que cette concentration ne présente un risque pour la santé.

Cependant, ces détecteurs ne suffisent pas à éviter les intoxications. La prévention des intoxications passe avant tout par l’entretien régulier des installations domestiques et la bonne ventilation du logement.

En cas d’achat d’un détecteur, choisir un appareil conforme à la norme européenne NF EN 50291 (référence qui doit figurer sur l’emballage).

Attention, un détecteur de fumée ne remplace pas un détecteur de monoxyde de carbone : ces deux détecteurs sont complémentaires.

Quels sont les symptômes d’une intoxication au monoxyde de carbone ?

Maux de tête, fatigue, vertiges, nausées et vomissements… sont les premiers signes d’une intoxication au monoxyde de carbone, d’autant plus s’ils surviennent chez plusieurs personnes d’une même pièce, voire chez les animaux.

Face à ces symptômes ou en cas d’alarme de son détecteur de monoxyde, il est indispensable d’aérer la pièce, d’arrêter si possible les appareils à combustion et de quitter les lieux. Contacter ensuite le SAMU (15) ou les Pompiers (18). Ne pas réintégrer le logement avant l’intervention d’un professionnel.

En cas d’intoxication avancée, les victimes peuvent subir des pertes de connaissance, des troubles du comportement, de jugement ou de mémorisation. Pour les victimes d’intoxication très graves, les conséquences peuvent être des troubles neurologiques, cardiovasculaires et musculaires, voire un coma parfois mortel.

Selon le degré de gravité, les personnes intoxiquées sont hospitalisées ou placées en caisson hyperbare pendant quelques heures.

Sources

Institut national de prévention et d’éducation pour la santé

Agence nationale de santé publique

Institut de veille sanitaire (InVS)

Agir

Pour prévenir la récidive de l’incident, une enquête technique par les services d’hygiène compétents doit être réalisée pour identifier les causes et prendre les mesures indispensables à une mise en sécurité.

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