Dépister cancer masculin
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25/01/2019

Dépister les cancers masculins

Si le nombre de cancers diagnostiqués chez les hommes augmente, on sauve aussi de plus en plus de vies grâce aux progrès réalisés en cancérologie, mais aussi grâce au dépistage qui permet un diagnostic précoce.

Que ce soit par dépistage organisé au niveau national (intestin), ou par dépistage individuel (peau, prostate, bouche), ce diagnostic précoce permet une meilleure efficacité des traitements et une augmentation du nombre de guérisons.

Cancer : quel dépistage à quel âge chez les hommes ?

Chez les hommes jeunes

Chez les hommes jeunes, la palpation régulière des testicules, sous la douche chaude pour détendre les bourses, peut permettre d’identifier une grosseur, une asymétrie entre les deux testicules ou une partie plus dure.

De plus, lorsqu’on a de nombreux grains de beauté, un examen annuel par un dermatologue est préférable.

Chez les hommes de plus de 50 ans

Entre 50 et 74 ans, tous les hommes doivent effectuer un test immunologique de dépistage du sang dans les selles tous les deux ans, suivi d’une coloscopie s’il est positif afin de dépister un éventuel cancer du côlon ou du rectum.

De plus, pour les fumeurs ou ceux qui boivent régulièrement de l'alcool, une visite régulière (tous les deux ans) chez l'ORL en vue d’un examen de la bouche, de la gorge et des cordes vocales est essentielle.

Chez les hommes de 55 ans ou plus

Après 55 ans, le dépistage du cancer de la prostate est à discuter au cas par cas avec son urologue. Il repose sur un examen clinique, le toucher rectal, dont il ne faut pas avoir peur.

Cet examen consiste à palper directement la prostate en introduisant un doigt ganté dans le rectum du patient. Examen indolore mais redouté car gênant, le toucher rectal permet au médecin de repérer si la prostate est volumineuse, dure ou bosselée, signes d’un possible cancer. Le toucher rectal permet de dépister les cancers de la partie postérieure de la prostate (les plus fréquents) mais il peut être insuffisant pour dépister un cancer situé au cœur de cet organe.

Que penser du PSA ?

La prostate sécrète une protéine qui peut être dosée dans le sang : c’est l’antigène prostatique spécifique ou PSA. Un cancer de la prostate peut être à l’origine d’un taux de PSA élevé, mais ce n’est pas forcément la seule raison possible de cette augmentation : dans 75 % des cas, elle n’est pas liée à un cancer de la prostate. De plus, dans 15 % des cas, les hommes qui souffrent de cancer de la prostate ont néanmoins un taux de PSA normal.

Si l’utilité du PSA dans le suivi d’un cancer de la prostate fait l’unanimité, les autorités de santé ne recommandent pas un dépistage systématique du cancer de la prostate. En cas de doute, demandez conseil à votre médecin.

Consulter rapidement en cas de signes d’alerte

Le dépistage précoce, c’est aussi savoir repérer les signes d’alerte le plus tôt possible.

Au niveau pulmonaire et ORL

Les signes sont souvent tardifs et assez banals. Cependant, la répétition d’infections pulmonaires, une toux persistante, un essoufflement chronique, des crachats de sang, une modification de la voix, une tache étrange ou dure sur l’intérieur des lèvres ou la langue, etc., sont autant de symptômes qui méritent un avis médical rapide, a fortiori quand on est fumeur.

Au niveau de la prostate

Au début, le cancer de la prostate est silencieux. Ensuite, les symptômes sont quasi les mêmes que ceux d’une hypertrophie bénigne de la prostate : besoin fréquent d’uriner la nuit, difficulté à vider la vessie et/ou besoins impérieux.

Quant au cancer du testicule, il n’entraîne pas de troubles mictionnels. Sa découverte peut se faire de façon fortuite, en remarquant une tumeur indolore, dure et augmentant le volume d’un testicule.

Au niveau digestif

Des troubles du transit avec alternance de constipation et de diarrhées, du sang dans les selles (en dehors d’une maladie hémorroïdaire) et/ou des douleurs abdominales sans raison particulière, peuvent évoquer un cancer du côlon ou du rectum.

Au niveau de la peau

La méthode ABCDE est un moyen mnémotechnique simple pour se souvenir des éléments à rechercher sur les grains de beauté :

  • Asymétrie : les grains de beauté ou les taches qui ne sont ni ronds, ni ovales ou qui ne sont pas homogènes en termes de couleur ou de relief doivent être particulièrement surveillés.
  • Bords irréguliers : des bords déchiquetés sont le signe d’un grain de beauté à surveiller.
  • Couleur non homogène : attention aux grains de beauté et aux taches qui mélangent plusieurs couleurs (brun, rouge, blanc, bleu ou bleu-noirâtre).
  • Diamètre : les grains de beauté de plus de 6 mm de diamètre doivent faire l’objet d’une surveillance attentive.
  • Évolution : tout changement rapide de la taille, de la forme, de la couleur ou de l’épaisseur d’un grain de beauté ou d’une tache justifie une consultation chez un dermatologue.

Si vous remarquez un de ces éléments, faites examiner vos grains de beauté par un dermatologue.

Sources

Agir
  • Le toucher rectal est un examen gênant mais indispensable. Ne faites pas l’autruche !
  • Pensez à demander votre test de dépistage du cancer colorectal à votre médecin généraliste lorsque vous recevez votre invitation (par la poste).
  • Quand on a de nombreux grains de beauté, une surveillance annuelle par un dermatologue est indispensable.

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