Coup à la tête : surveiller ses effets sur la victime pour bien réagir
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22/10/2018

Coup à la tête : surveiller ses effets sur la victime pour bien réagir

Un coup à la tête est un accident très fréquent, souvent sans gravité. Toutefois, il est vital de surveiller les symptômes d’un choc crânien pour détecter d’éventuelles blessures à venir !

Des symptômes parfois visibles après quelques jours

Les chocs crâniens sont le plus souvent la conséquence d’une inattention (collision avec une autre personne, choc sur un meuble en se redressant, …) ou lors du développement de l’enfant (apprentissage de la marche et de l’équilibre). Généralement sans gravité, ces accidents nécessitent rarement un traitement en particulier.

Dans certains cas ou si le choc a été très brutal, ces accidents peuvent atteindre le cerveau et causer des hémorragies. Ces lésions cérébrales ne se constituent parfois pas immédiatement après le choc crânien. En effet, les symptômes peuvent se manifester dans les heures, voire les jours qui suivent le coup à la tête.

La surveillance attentive et régulière de toute victime de choc crânien est donc indispensable pendant plusieurs jours pour détecter l’apparition de possibles symptômes, comme :

  • Des maux de tête,
  • Des nausées et des vomissements,
  • Une perte de mémoire,
  • Un trouble de la vision,
  • Des vertiges,
  • Un hématome.

Des conduites à suivre selon la gravité du choc crânien

Selon la nature du choc crânien, de sa gravité, et l’état de santé de la victime, des gestes à prodiguer pour aider la victime sont à adopter.

Situation n°1 : un choc crânien « banal » sans apparition de symptômes

La victime s’est cognée la tête non violemment. La douleur du choc a rapidement disparu. Si la victime ne présente aucune symptôme inhabituel, consulter un professionnel de la santé n’est pas nécessaire, sauf si l’état de santé se détériore. La surveillance de la victime est cependant recommandée.

En cas de bosse sans gravité apparente, appliquer une poche de glace pendant une dizaine de minutes sur la zone touchée, puis une pommade si un bleu apparaît.

Si le choc crânien a provoqué des blessures plus importantes (plaie du cuir chevelu ou autres blessures externes), la victime doit alors consulter un médecin pour suturer ses blessures et évaluer le risque de lésions internes.

Situation n°2 : un choc crânien avec apparition de certains symptômes

La victime d’un choc crânien présente certains symptômes (étourdissement, vomissement, …) ou en cas de doute, il est vivement recommandé de consulter un médecin pour évaluer la gravité des blessures et savoir quelles mesures de précaution et de surveillance suivre dans les prochains jours.

Situation n°3 : un choc crânien avec perte de connaissance et/ou multiples blessures

La victime a subi un choc crânien très important et présente de multiples blessures. Prévenir immédiatement les secours d’urgence : SAMU (le 15) ou les Pompiers (le 18).

En cas de perte de connaissance, si la victime respire, la placer en position latérale de sécurité ( coucher sur le côté du corps avec la jambe et le bras supérieurs croisés, la bouche ouverte vers le bas) jusqu’à l’arrivée des secours.

 

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En cas de perte de connaissance, si la victime ne respire plus, procéder une réanimation cardio-pulmonaire, en alternant 30 compressions thoraciques et 2 insufflations. N’appliquez cette procédure que si vous avez suivi une formation de premiers secours.

Agir

Chaque année, 10 000 vies pourraient être épargnées si 20% de la population française connaissaient les gestes de premiers secours. La Fédération nationale des sapeurs-pompiers, la Croix-Rouge française et la Protection Civile, entre autres, proposent des formations aux gestes de premiers secours sur l’ensemble du territoire français.

Pour trouver une formation proche de chez vous : www.comportementsquisauvent.fr/je-me-forme

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