Comprendre la contraception
Affiner la recherche

Vous êtes ici

15/02/2018

Comprendre la contraception féminine

Depuis la légalisation de la pilule en 1967, les scientifiques ont usé d'imagination pour nous offrir des solutions contraceptives orales ou locales, "timbrées" ou "implantées", avec ou sans règles, à prendre tous les jours ou à changer après plusieurs années et ce, dans un seul but : éviter les grossesses non désirées. En France, la pilule est le contraceptif le plus utilisé (58 %), devant le préservatif (28 %) et le stérilet (21 %).

Qui est concerné par la contraception ?

Toute personne, homme et femme, ayant une vie sexuelle et ce, dès le premier rapport ! En France, malgré la large palette de moyens contraceptifs proposés, le nombre d’avortements ne faiblit pas, y compris chez les très jeunes filles, preuve qu’il y a encore beaucoup à faire en ce domaine pour informer. Beaucoup d’idées fausses circulent à propos de la contraception. Par exemple, certains pensent encore à tort qu’ils ne risquent rien la première fois.

La première cause de grossesse non désirée est l’oubli de pilule ou l’accident de préservatif, sans recours immédiat à une contraception d’urgence.

Quels sont les contraceptifs existants ?

La pilule

Il n’y a pas une, mais plusieurs familles de pilules, selon qu’elles associent les deux hormones œstrogène et progestérone (pilules combinées), ou qu’elles contiennent uniquement de la progestérone (micropilules ou pilules progestatives).

Les pilules estroprogestatives (combinées) agissent en bloquant l’ovulation. Les pilules à la progestérone microdosées modifient la glaire cervicale et les parois de l’utérus de façon à empêcher l’ascension des spermatozoïdes et la nidation de l’œuf. Elles se prennent tous les jours à la même heure.

Il existe enfin des pilules aux progestatifs dosés plus fortement, pour les femmes en période de pré-ménopause, ayant des fibromes ou certaines pathologies des seins.

Le stérilet

Le stérilet est posé pour 4-5 ans en moyenne. Il empêche la fécondation et l’implantation de l’œuf fécondé dans l’utérus. Le cuivre présent sur la plupart des stérilets a un effet toxique sur les spermatozoïdes. Certains stérilets, qui diffusent un progestatif à faible dose, permettent en plus l'absence de règles.

Contrairement à une idée répandue, la pose d’un stérilet est possible chez les femmes qui n’ont jamais eu d’enfant.

L'implant, le patch ou l'anneau

  • L’implant contraceptif se pose sous la peau (sous anesthésie locale) pour 3 ans.
  • Le patch contraceptif est à coller sur la peau une fois par semaine, pendant 3 semaines consécutives, avant une pause d’une semaine, le temps des règles.
  • L’anneau vaginal contraceptif se place directement dans le vagin pour 3 semaines.

Les contraceptifs locaux

Préservatif masculin, préservatif féminin, spermicides, ce n’est pas le choix qui manque mais ces solutions sont moins efficaces que les autres contraceptions.

Et les contraceptions dites naturelles ?

Nombreuses sont les méthodes de contraception dites naturelles, depuis l’abstinence en période d’ovulation jusqu’au retrait avant l’éjaculation. On leur impute jusqu’à 25 % d’échecs !

La contraception d’urgence

La contraception d’urgence est une méthode d’exception utilisable par les femmes dans les 3 à 5 jours qui suivent un rapport non protégé. Elle ne doit pas se substituer aux méthodes contraceptives habituelles. Deux méthodes sont disponibles : la prise d’un contraceptif d'urgence hormonal (la pilule dite « du lendemain ») ou la pose d’un stérilet au cuivre.

Vers qui se tourner pour obtenir une contraception ?

Les médecins traitants et les gynécologues sont en première ligne pour obtenir une contraception adaptée à ses besoins. Sinon, dans un planning familial ou un centre de protection maternelle et infantile (PMI).

La contraception peut être prescrite pour une durée de 12 mois (ou de 6 mois renouvelable). Par la suite, il est conseillé d’effectuer une consultation annuelle au cours de laquelle la tolérance du mode de contraception choisi sera évaluée. Le médecin peut également mettre à profit cette consultation pour réaliser un frottis vaginal destiné à dépister des lésions précancéreuses du col de l'utérus.

Pilule : gratuité pour les mineures d'au moins 15 ans

Depuis le 1er juillet 2016, l'Assurance maladie prend en charge à 100% les frais liés à la contraceoption des jeunes filles mineures d'au moins 15 ans, et des frais liés aux consultations et à certains examens biologiques. En savoir plus sur le site du Cespharm.

 

Agir
  • Une consultation médicale est nécessaire pour choisir la contraception qui vous convient.
  • Un changement de vie peut justifier un changement de contraception (rupture amoureuse, problème de santé, par exemple).
  • La contraception d’urgence doit rester exceptionnelle.

Attitude Prévention, la newsletter

Abonnez-vous à notre Newsletter

Lectures recommandées

Noël : bien choisir son sapin

Calque 6.png

Calque 49.png

Dangers lors de l'apéritif

Calque 6.png

Calque 49.png

Jouets contrefaits

Calque 6.png

Calque 49.png