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05/01/2017

Les méningites : causes, symptômes et vaccins

La méningite désigne une infection des méninges, les membranes qui tapissent le cerveau. Cette infection potentiellement grave peut avoir différentes causes, dont dépendent la sévérité et le traitement. Côté prévention, il existe des vaccins pour se prémunir contre certaines formes de méningites.

Il existe de nombreuses formes de méningites

Il est plus exact de parler de méningites au pluriel, car il en existe différentes formes selon la cause. En effet, il peut s’agir de virus, de bactéries et de champignons microscopiques, d’où la classification en méningites virales, bactériennes et fongiques.

Les méningites virales

Les méningites virales sont les plus fréquentes (70 à 80 % des cas). Elles sont le plus souvent liées à des entérovirus, mais aussi au virus de la grippe, de la rougeole ou des oreillons.
Les méningites virales touchent essentiellement les enfants et les jeunes de moins de 30 ans, et surviennent en hiver. Elles sont généralement bénignes, ne nécessitent pas de traitement et guérissent spontanément en 5 à 10 jours, même si des maux de tête peuvent persister plusieurs semaines.

Les méningites bactériennes

Les pneumocoques sont les bactéries les plus souvent en cause dans les méningites bactériennes. Viennent ensuite les méningocoques, les streptocoques de type B, Hæmophilus influenzae, les listérias et le bacille de la tuberculose.
Les méningites bactériennes touchent plus particulièrement les enfants de moins de 5 ans. Elles nécessitent un traitement en urgence car elles peuvent entraîner des séquelles neurologiques graves (perte de l’ouïe, troubles de la parole, retard mental, troubles moteurs, troubles de la vue), et mener jusqu’au coma. Leur traitement repose sur l’injection intraveineuse d’antibiotiques.

Les méningites fongiques

Les méningites fongiques sont dues à des champignons microscopiques et touchent plus souvent les personnes atteintes de déficience immunitaire. Elles sont une urgence qui nécessite un traitement immédiat.

Les symptômes des méningites

Toutes les méningites ont des symptômes d’alerte communs :

  • maux de tête,
  • fièvre,
  • raideur de la nuque.

À ces signes s’ajoutent une sensibilité à la lumière, des nausées, des vomissements, une somnolence et de la confusion.
Chez les nourrissons, outre la fièvre, les symptômes des méningites sont le plus souvent des pleurs incessants, de l'irritabilité et une somnolence alternant avec une forte agitation.
Face à de tels symptômes, il faut immédiatement contacter les secours en composant le 15 ou le 112.

La prévention des méningites

La prévention des méningites virales

Contre les méningites virales, les recommandations sont similaires à toutes les infections virales hivernales et reposent sur des règles d’hygiène simples : lavage fréquent des mains, usage de mouchoirs jetables, éternuements et toux dans le creux de son bras pour éviter les projections à l’entourage, évitement des contacts avec les personnes infectées, etc.

La prévention des méningites à Hæmophilus influenza

Depuis l’introduction dans le calendrier vaccinal du vaccin contre Hæmophilus influenza B, les méningites liées à ce germe ont disparu. Le schéma vaccinal comprend trois doses chez les nourrissons à 2, 3 et 4 mois et un rappel à 16-18 mois. L’injection est réalisée en combinaison avec les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la polio et la coqueluche. Un rattrapage est prévu jusqu’à l’âge de 5 ans.

La vaccination contre les méningocoques

La vaccination systématique avec une dose de vaccin contre le méningocoque C est recommandée pour tous les nourrissons à l’âge de 12 mois. Elle peut être pratiquée en même temps que le vaccin Rougeole-Oreillons-Rubéole. Afin de réduire le risque d’épidémie, l’injection d’une dose de ce vaccin est aussi recommandée pour tous les enfants jusqu’à l’âge de 24 ans révolus s’ils n’ont pas été vaccinés dès le plus jeune âge.
La vaccination par un vaccin contre les méningocoques A, C, Y et W135 et le vaccin contre les méningocoques A et C concerne des populations à risque : voyageurs en zone tropicale, pèlerins du Hajj, par exemple. Elle peut être proposée en cas de contact avec une personne ayant une infection par un méningocoque A, C Y ou W135.
Le vaccin contre les infections à méningocoques B est utilisable chez les adultes et les enfants à partir de l'âge de 2 mois. Il est réservé à des situations spécifiques, notamment d’épidémie.

La vaccination contre les pneumocoques

Contre les méningites bactériennes à pneumocoques, il existe un vaccin conjugué 13-valent (dirigé contre 13 sérotypes de pneumocoques). Il est recommandé pour tous les nourrissons : deux injections à deux mois d’intervalle (soit à 2 mois et 4 mois) et un rappel à 12 mois.
Il existe également un vaccin qui contient des fragments de 23 sortes de pneumocoques, vaccin dit 23-valent. Ce vaccin est réservé aux enfants et aux adultes fragilisés (personnes dont la rate a été retirée, ou celles qui souffrent d’insuffisance cardiaque ou respiratoire, etc.) en complément ou non du vaccin à 13 sérotypes.

Ces vaccins protègent les nourrissons et les jeunes enfants de certaines méningites, mais ce geste vaccinal profite également à l’entourage, car toute personne vaccinée contribue à limiter la transmission des germes pathogènes.

Sources

Epidémiologie des méningites aigues en France, InVS, 2012

Info-meningocoque.fr, site d’information de l’Inpes et du Ministère en charge de la Santé

Agir
  • Si le comportement de votre bébé vous semble inhabituel, s’il alterne agitation et somnolence, n'hésitez pas à consulter un médecin en urgence.
  • La vaccination des jeunes enfants contre les méningites est essentielle.
  • Maux de tête, fièvre, raideur de la nuque ? Mieux vaut consulter en urgence, même si cela s’avère bénin.

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